Le dernier rapport du Shift Project, de Juin 2025, nous apprend que l’empreinte carbone des dispositifs médicaux en France atteint 7,4 millions de tonnes équivalent CO₂ par an.Un chiffre vertigineux, similaire aux émissions de toute l’industrie agroalimentaire française !
Certains équipements sont très énergivores, notamment l’imagerie médicale.
D’autant que le rapport soulève un point important : les dispositifs médicaux et électro-médicaux en général sont produites hors d’Europe créant ainsi un enjeu stratégique de décarbonation.
Analyse et décryptage des leviers de décarbonation possibles des dispositifs médicaux et de l’imagerie médicale.
Anatomie d’une empreinte carbone : 7,4 MtCO2e pour l’ensemble des dispositifs médicaux
Groupe de réflexion majoritairement composé d’entreprises, le Shift Project réalise des études rigoureuses sur les enjeux de la décarbonation.
Le dernier rapport, publié en juin 2025, aborde la décarbonation des industries des dispositifs médicaux.
Réalisée en partenariat avec la CNAM, le HCAAM, la Chaire RESPECT (EHESP) et avec le soutien de MGEN, cette étude explique d’où vient le carbone émis et apporte un éclairage sur les solutions de décarbonation possibles.
L’enjeu est double pour les établissements de santé :
Avoir une réflexion approfondie sur leurs choix stratégiques, leur politique RSE, etc..
S’orienter vers des acteurs d’une économie circulaire de proximité, notamment pour réduire l’impact écologique du transport.
Certains acteurs de l’imagerie médicale n’ont pas attendu que les chiffres de l’empreinte carbone explosent pour agir.
Des solutions existent, conçues pour s’intégrer dans une politique d’achats responsable durable.
Répartition globale des émissions : où se cache le carbone ?

issue de la synthèse du Shift Project – Décarbonons les industries du dispositif médical
Rappelons que les émissions l’ensemble des dispositifs médicaux représentent 7,4Mt CO2e.
Avec une proportion de 1,5 Mt CO2e attribuée aux consommables.
L’empreinte carbone des dispositifs médicaux démarre avant même leur fabrication.
En effet, pour les construire, il faut d’abord extraire des matières premières (métaux, céramiques, polymères). Hors l’extraction utilise beaucoup d’eau et de produits chimiques qui contribuent à la pollution de l’eau, de l’air et des sols.
Jusqu’à leur utilisation par les équipes de soins, leur parcours est jalonné d’étapes plus ou moins gourmandes en énergie.
Trois phases sont particulièrement énergivores :
- 41% du CO2 est dû à l’extraction et de la transformation des matières premières (plastiques, métaux, composants électroniques, matériaux composites, etc.),
- 19% sont attribués aux procédés de transformation :
- La consommation d’énergie sur les sites de production (fabrication, assemblage, stérilisation, etc.),
- La construction de bâtiments et de machines.
Dispositifs médicaux, des émissions de CO2 comparables au secteur agroalimentaire
Les dispositifs médicaux mobilisent de nombreux fournisseurs, issus de secteurs divers : plasturgie, métallurgie, textile, électronique, logistique, stérilisation ou mécanique.
Autant d’acteurs qui alourdissent l’empreinte carbone des équipements médicaux.
Au final, selon le rapport du Shift Project, cela représente 7,4 MtCO2.
Un chiffre identique aux émissions de CO2 émises par l’industrie agroalimentaire française, un secteur classé dans le top 3 des industries émettant le plus de CO2.
Une proportion alarmante qui pourrait encore augmenter.
En cause notamment : le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et l’évolution des dispositifs utilisés.
Pour autant, inverser la tendance, c’est possible.
Décarbonation des dispositifs médicaux, quels leviers possibles ?
D’après le rapport, 72% de réduction de l’empreinte carbone des appareils médicaux est possible d’ici à 2050.
Tous les dispositifs médicaux créent une dépendance forte aux énergies fossiles.
De fait, les décarboner est plus que jamais un enjeu de résilience et de souveraineté énergétique.
À condition que le secteur de la santé se mobilise collectivement et utilise tous les leviers possibles.
Et que d’autres moyens de décarbonation transverses soient activés :
- Privilégier un modèle d’économie circulaire, en travaillant avec des fournisseurs locaux.
- Relocaliser les dispositifs stratégiques, comme les sondes échographiques,
- Appliquer un critère carbone des achats standardisé représentant au moins 10 % de la note globale dans les évaluations,
- Mieux gérer la durée de vie des dispositifs médicaux en favorisant le reconditionnement.
Imagerie médicale, quelles actions concrètes pour la décarbonation ?
Si l’effort doit impérativement être collectif, chaque secteur peut actionner ses propres leviers pour diminuer l’empreinte carbone des dispositifs médicaux.
C’est le cas de l’imagerie médicale, qui affiche un potentiel de réduction de ses émissions de 84% d’ici 2050.
Des défis clés à relever pour réduire l’empreinte carbone de l’imagerie médicale
Concrètement, des solutions existent déjà pour atteindre un objectif de réduction significatif :
- L’allongement de la durée de vie des équipements d’imagerie médicale : il est possible de réparer plutôt que jeter. La réparation préserve la qualité des dispositifs : leur haut niveau de performance et de sécurité restent intacts.
Des fournisseurs français, comme PRS Healthcare, proposent un service de réparation de sondes échographiques et d’échographes depuis 15 ans. - Favoriser une transition du fret aérien vers le fret maritime pour un transport moins polluant,
- Privilégier les offres d’appareils d’imagerie médicale reconditionnés plutôt que d’acheter un dispositif neuf,
Mais ils se heurtent à des enjeux majeurs à lever, une fois encore, collectivement.
Fournisseurs, réparateurs et établissements de santé doivent impérativement travailler ensemble pour atteindre l’objectif de 84% de réduction de leur empreinte carbone.
Les enjeux de la décarbonation de l’imagerie médicale
Les dispositifs d’imagerie médicale sont des appareils coûteux, de haute technicité, répondant à des exigences de qualité fortes.
Des enjeux spécifiques dont il faut tenir compte.
Et ce ne sont pas les seuls.
Pour limiter l’impact de l’empreinte carbone, il est essentiel de repenser la fabrication, la production et la maintenance avec des acteurs européens de l’imagerie médicale, idéalement français.
Comment ?
En réfléchissant aux possibilités de relocalisation et réindustrialisation des entreprises impliquées.
Un excellent moyen de développer une économie circulaire, bien moins gourmande en énergie.
PRS Healthcare, un acteur clé engagé dans la décarbonation de l’imagerie médicale.
Laboratoire français leader en réparation, rachat, vente de sondes échographiques et échographes toutes marques, PRS est un acteur très impliqué dans la réduction de l’empreinte carbone.
Le tout sans concession sur la technicité et la qualité des appareils qui lui sont confiés.
L’implication de PRS Healthcare pour la décarbonation se caractérise par trois engagements majeurs :
- Certifié ISO 13485 relative aux dispositifs médicaux : norme qui garantit sa capacité à satisfaire les exigences de ses clients et à répondre aux exigences réglementaires applicables.
- Mise en place d’une charte de Management Environnemental, inspirée du modèle ISO 14001/2015, qui s’inscrit dans une démarche RSE.
- Conformité avec la réglementation européenne sur les dispositifs médicaux ((règlement UE 2017/745 Medical Device Regulation), notamment l’article 23 :
“Toute personne physique ou morale qui met à disposition sur le marché un article spécifiquement destiné à remplacer une partie intégrante ou un composant identique ou similaire d’un dispositif défaillant ou usé afin de maintenir ou de rétablir la fonction du dispositif sans en altérer les performances, les caractéristiques de sécurité ou la destination, veille à ce que l’article ne compromette pas la sécurité et les performances du dispositif”
PRS Healthcare a donc déjà développé ses process en faveur de la décarbonation de l’imagerie médicale.
À ce stade, le laboratoire est prêt pour aller plus loin et franchir d’autres étapes en faveur de la réduction de l’empreinte carbone des dispositifs médicaux.