L’ imagerie médicale a un impact carbone très élevé, une information clé issue du dernier rapport du Shift Project de juin 2025.
Pour autant, il nous apprend aussi qu’il est possible de réduire cette empreinte de 84 % d’ici 2050.
Pour rappel, la fabrication des équipements d’imagerie médicale concentre une grande partie des émissions carbone : extraction de matières premières, utilisation de terres rares et production majoritairement issue d’Asie ou d’Amérique du Nord.
Réduire cet impact passe donc d’abord avant tout par une baisse de la fabrication et l’allongement de la durée de vie du matériel.
Dans cette logique, réparation et reconditionnement deviennent des leviers essentiels pour l’imagerie médicale, tout en limitant les émissions liées à la production et au transport.
Focus imagerie médicale : 84% de potentiel de réduction, sous quelles conditions ?
Concernant l’impact carbone de l’imagerie médicale, le constat est lourd :
- 138 millions d’actes d’imagerie réalisés en France en 2022,
- 230 ktCO₂e émis par an par les équipements d’imagerie (selon le Shift Project).
Pourtant, un potentiel de réduction de 84% de cette empreinte carbone est possible, à l’horizon 2050.
Par contre, elle doit impérativement faire l’objet d’une collaboration étroite de tous les acteurs concernés : fabricants, réparateurs, hôpitaux, et professionnels de santé.
Si les leviers de décarbonation de l’imagerie médicale sont déjà parfaitement identifiés, sans un travail commun, ils sont voués à l’échec.
Les 4 moyens majeurs pour réduire l’empreinte carbone sont :
- Les déplacements pour la maintenance,
- Le transport,
- L’utilisation des appareils d’imagerie médicale,
- Les matières premières et leur production.
Sondes d’échographie : le défi européen de la décarbonation
Les IRM, les appareils de radiologie, les échographes, etc. représentent, selon le rapport du Shift Project, des émissions de 230 ktCO2e par an, en France.
Une proportion importante par rapport à l’empreinte carbone globale des dispositifs médicaux.
Plusieurs raisons à cela :
- La majorité des équipements d’imagerie médicale, dont les sondes échographiques, vient de pays hors d’Europe.
Leur transport représente ainsi 20% de l’impact carbone global. - Les appareils d’imagerie achetés représentent 5 800 tonnes d’équipements.
Or, plus de 80% des émissions liées à la production proviennent de la fabrication des composants électroniques contenus dans les appareils d’imagerie médicale. - Les matières premières et de la production des sondes représentent 45% de l’empreinte carbone de l’ensemble des dispositifs médicaux.
- L’utilisation des sondes correspond à la consommation électrique moyenne de 260 000 Français, soit 580 GWh.

issu de la synthèse du rapport du Shift Project – Décarbonons les industries du dispositif médical
Des chiffres qui montrent combien il est important de réagir sans attendre.
D’autant que des acteurs de la décarbonation ont déjà commencé à agir avec des solutions qui ont fait leurs preuves.
Équipements d’imagerie : le transport aérien pèse lourd dans la balance carbone
Les appareils d’imagerie sont, pour beaucoup, fabriqués hors d’Europe et sont transportés par avion.
Un moyen de transport qui, rapporté au kilomètre, induit environ 13 fois plus de gaz à effet de serre que le transport par bateau.
Pour réduire cet impact, il est impératif de progresser sur des points clés :
- Privilégier des modes de transports plus vertueux avec des appels d’offres intégrant, dans leurs critères de sélection, la valorisation du non-recours au transport aérien
- Produire en local plutôt qu’en France, notamment les équipements lourds d’imagerie : particulièrement encombrant, leur transport est compliqué et pèse encore plus sur l’empreinte carbone.
À l’image de l’entreprise GE Healthcare qui a relocalisé une ligne d’assemblage final de scanners médicaux, auparavant produits entièrement en Chine, dans les Yvelines en 2024.
Décarbonation de l’imagerie médicale : stratégies de reconditionnement et d’efficacité énergétique
Pour réduire drastiquement l’empreinte carbone des équipements médicaux d’imagerie, il y a des leviers indispensables à actionner.
À commencer par l’évolution des pratiques d’achat en intégrant de nouveaux critères dans les appels d’offres : la réparabilité des équipements, la compatibilité des pièces détachées entre générations d’appareils, par exemple.
Les établissements ont encore trop peu recours au reconditionnement des dispositifs médicaux et électro-médicaux, notamment les échographes et les sondes.
Alors que des acteurs existent, répondant aux exigences de qualité élevées de ce type d’appareils.
Viennent ensuite l’entretien et la maintenance des équipements d’imagerie médicale.
Il est évident qu’un appareil entretenu régulièrement consomme moins d’électricité, est plus performant et dure plus longtemps.
De quoi améliorer considérablement leur efficacité énergétique.
Le conseil PRS Healthcare : pensez à assurer une maintenance régulière de vos sondes.
Un diagnostic préventif vous évitera des réparations coûteuses et des dommages trop importants sur vos équipements.
Réduire l’empreinte carbone des sondes et dispositifs médicaux, l’action de PRS Healthcare
Comme vu précédemment, des stratégies de réparation locale pour réduire les besoins de fabrication sont indispensables pour décarboner l’imagerie médicale.
Fort de ce constat, PRS Healthcare est engagé pour limiter l’impact écologique de l’imagerie médicale depuis plus de 20 ans.
Grâce à une collaboration étroite avec les hôpitaux publics, cliniques privées et hôpitaux interarmées, ainsi qu’à une offre alternative aux contrats de maintenance des fabricants, PRS Healthcare s’inscrit concrètement dans la décarbonation des appareils d’imagerie médicale.
Réparation de sondes échographiques, PRS Healthcare engagé pour l’économie circulaire
Pionnière de l’économie circulaire depuis 2003, ses ateliers et ses techniciens sont tous en France.
Une proximité qui a l’avantage de réduire drastiquement l’empreinte carbone de l’imagerie médicale tout en facilitant les échanges et la flexibilité pour les établissements de santé.
En favorisant la réparation locale plutôt que le remplacement et en réutilisant des pièces de haute qualité selon des critères stricts, PRS Healthcare limite à la fois les coûts et l’impact environnemental des sondes échographiques.
Rappelons que ces équipements d’imagerie médicale sont composés majoritairement de plastique, de capteurs piézoélectriques et de terres rares ; des matières polluantes extraites, transformées et fabriquées hors zones euro.
Clairement , limiter au maximum les transports et la fabrication est un impératif.
La réparation locale répond à cet enjeu, grâce à un ensemble de services de proximité.
D’autant plus que l’entreprise privilégie les interventions sur site et gère un stock de pièces en local.
Performances préservées et durée de vie allongée
La réparation de ce dispositif médical permet d’économiser environ 70 % par rapport au coût d’une sonde neuve. Cette solution est à la fois fiable, durable, sans conséquences sur la continuité des soins.
On notera également que réparer une sonde d’échographie permet d’allonger sa durée de vie.
Conformité avec la réglementation européenne
PRS Healthcare se conforme à la réglementation européenne sur les dispositifs médicaux (règlement UE 2017/745 Medical Device Regulation), notamment l’article 23 qui définit des règles sur les composants :
“Toute personne physique ou morale qui met à disposition sur le marché un article spécifiquement destiné à remplacer une partie intégrante ou un composant identique ou similaire d’un dispositif défaillant ou usé afin de maintenir ou de rétablir la fonction du dispositif sans en altérer les performances, les caractéristiques de sécurité ou la destination, veille à ce que l’article ne compromette pas la sécurité et les performances du dispositif”.
Répondre aux défis techniques de la réparation
Réparer un dispositif médical exige rigueur et conformité.
Par conséquent, PRS Healthcare préqualifie chaque pièce utilisée pour la réparation de sondes échographiques multimarques afin de garantir qu’elle ne compromet ni la sécurité ni la performance.
Avant toute remise sur le marché, l’entreprise effectue une batterie de tests :
- contrôle visuel documenté,
- mesure du courant de fuite selon la norme CEI 60601-1,
- vérification fonctionnelle élément par élément,
- validation des images via plus de 50 échographes de test.
Cas concret de la réparation de sondes plutôt que leur remplacement
Au CHU de Reims, la maintenance des sondes échographiques a pris un tournant stratégique grâce à la co-traitance entre PRS Healthcare et Philips.
Pour Stéphane BACZYNSKI, ingénieur biomédical en chef, la réparation s’est imposée comme une alternative fiable et économique par rapport à l’achat de matériel neuf.
Cette collaboration permet de prolonger la durée de vie d’un parc de 250 sondes et 70 échographes multimarques, tout en maîtrisant les coûts et en simplifiant la gestion grâce à un interlocuteur unique.
Résultat : des équipements performants, des budgets optimisés et une démarche pleinement alignée avec les objectifs de décarbonatation et de durabilité du secteur médical.
Pour conclure, la démarche de PRS Healthcare répond aux enjeux économiques, techniques et environnementaux de la décarbonation de l’imagerie médicale, offrant une alternative actionable au remplacement dès maintenant.
Sources :
https://theshiftproject.org/publications/decarbonons-industries-sante-medicaments-dm/
https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/explore/all/all_themes