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Echographie : délais d’attente trop long pour un enfant

By 30 mars 2016No Comments

sonde échographiqueAujourd’hui, il semblerait qu’en France nos enfants attendent trop longtemps pour un examen autour de l’imagerie médicale. C’est en tout cas ce que met en lumière une enquête réalisée conjointement par la Société Française de Radiologie -SFR- et Société Française de Pédiatrie -SFP-. Vous voulez en savoir plus ? Entre deux réparations de sondes échographiques, PRS France vous éclaire sur la question.

Plus l’examen est spécialisé et plus l’attente est longue. Ce constat apparaît comme logique, mais pas acceptable pour autant surtout lorsque le patient est un enfant et à fortiori un nourrisson. Pour une radiographie standard, dans 35% des cas, les parents d’un nourrisson devront attendre entre 8 et 31 jours. L’enquête de la SFR et de la SFP révèle aussi que la moitié des enfants de moins de 6 ans doivent attendre entre 8 et 31 jours pour passer un scanner hors urgences. Côté IRM, le bilan n’est pas meilleur. Dans presque la moitié des cas, un enfant de moins de 6 ans doit attendre plus d’un mois.

Le professeur Delacourt de l’hôpital Necker-Enfants malades met en avant le fait que la prise en charge de ces jeunes patient est plus longue : « il faut examiner le patient, le préparer, le rassurer et le sédater dans le cas de l’IRM, et donc le surveiller pendant et après, cela demande beaucoup plus de temps que pour un examen de l’adulte« . Si la prise en charge d’un enfant est plus longue qu’un adulte, l’enquête de la SFR et de la SFP met aussi en avant que pour un quart des pédiatres en France, le centre d’imagerie médicale spécialisé le plus proche est à plus de 20 km.

Selon le Professeur Ducou Le Pointe de l’hôpital Trousseau, la problématique est différente selon de quel équipement d’imagerie médicale il est question. Il fait la différence entre l’échographie et le scanner d’une part pour lesquels « les machines sont là, mais les délais peuvent provenir d’un problème de compétences. Les spécialistes ne sont pas présents tous les jours et les examens sont regroupés sur certaines demi-journées« . En revanche pour l’IRM, la situation est toute autre : « on rejoint la problématique globale de cet équipement qui fait défaut en France« .  Sur la question de l’IRM, il va même plus loin : « attendre plus d’un mois ou même entre quatre et six mois pour un examen sous anesthésie générale, c’est beaucoup pour les parents : est-ce acceptable, par exemple, en cas de retard psychomoteur suspecté ?« .