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L'actu de PRS

Echographie : procès pour une mauvaise interprétation

By 23 octobre 2018No Comments
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Aujourd’hui dans notre blog, PRS France -laboratoire spécialisé en réparation de sondes échographiques- s’attarde sur un fait d’actualité peu courant. Une jeune femme poursuit en justice son gynécologue pour faute. Ici, pas question pour nous de prendre partie bien entendu. Mais si nous vous en parlons, c’est que le procès qui s’annonce risque de faire bouger les lignes au sein des professions qui utilisent des sondes échographiques.

Les faits

La jeune femme de 26 ans accouche de son premier enfant en novembre 2016. Et c’est à ce moment là qu’elle découvre que sa fille n’a pas d’avant-bras, ni de main droite. Pourtant, comme le précise aujourd’hui son avocat Me Drahi : « Dans les comptes-rendus échographiques des 1er et 2ème trimestres, réalisés par le même médecin, il était écrit que les quatre membres étaient visibles dans leur intégralité« . C’est précisément pour cette raison que la mère poursuit aujourd’hui son gynécologue, mais aussi la clinique de Vitrolles dans laquelle elle a accouché.

Les sondes échographiques sont-elles fiables ?

La remise en cause des sondes échographiques n’est pas à l’ordre du jour. Le TGI de Marseille vient de désigner deux experts afin de déterminer s’il y a eu faute ou négligence. Cependant afin de clarifier la situation et ne pas créer un climat de suspicion vis-à-vis des sondes échographiques, Israël Nisand* a souhaité intervenir dans les médias. Il déclare à l’AFP : « Le gynécologue n’est pas responsable de la malformation, et une échographie n’est pas une assurance anti-malformation. C’est sur les membres que l’échographie est la moins pertinente, il peut y avoir des erreurs. Les maladies des brides amniotiques, par exemple, peuvent faire disparaître un membre lors du troisième trimestre de grossesse« .

Jurisprudence ?

Y’a-t-il un risque de créer une jurisprudence ? Pour le moment impossible de répondre à la question. En revanche, comme le précise le reportage ci-dessous, déjà en 2013, deux gynécologues « avaient été condamnés par la Cour de Cassation pour des faits similaires« .

*Président du Collège national des gynécologues et obstétriciens