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Gratuité de l’imagerie médicale au Quebec

By 11 janvier 2017No Comments
imagerie médicale

Le ministre de la Santé lors d’une visite de la nouvelle aile du centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, le 7 novembre 2016. (Photo: Mario Beauregard/PC)

L’univers de la santé au Québec et plus particulièrement celui de l’imagerie médicale vient de connaitre une petite révolution début 2017. En effet depuis le 1er janvier de cette année, les examens d’imagerie médicale sont gratuits dans le privé ! Cette nouvelle a retenu notre attention et nous avons voulu en savoir plus.

Promesse de campagne

Le ministre de la santé, Gaétan Barette, avait annoncé en novembre 2015 son intention de rendre gratuit ce type de soin. « À partir de 2016, l’échographie en cabinet sera payée par la RAMQ (Régie de l’assurance maladie du Québec), et il sera à ce moment-là illégal d’exiger quelque frais que ce soit pour l’échographie en cabinet pratiquée par des radiologues« . Il s’agissait alors d’officialiser une promesse de campagne faite en mars 2014. Au moment de cette annonce, il précisait également que cela « allait se faire progressivement« .

Objectif

Le but que poursuit Gaétan Barette est de réduire l’attente des Quebecois vis-à-vis des examens d’imagerie médicale. Dans cet article et selon François Paradis -Député québécois de la CAQ- le bilan est « catastrophique » quand il s’agit de se faire examiner. Aujourd’hui les estimations parlent de 120 000 personnes qui sont en attente d’une échographie. D’autre part il y aurait plus de 70 cliniques au Quebec pouvant pratiquer ce type d’examen selon le ministre de la santé. Autant de ressources qu’il faut mettre à profit selon lui.

Négociations

Jusque fin décembre, aucun accord n’avait encore été trouvé entre le gouvernement et l’association des radiologistes du Quebec. En effet les parties n’avaient pas trouvé de terrain d’entente sur les tarifs de remboursement à pratiquer. Les différents types d’examens à prendre en compte étaient aussi un point de friction. Il y avait également des craintes, de la part des professionnels de santé, d’une possible hausse du flux des patients… Même les horaires d’ouverture semblaient être au cœur des échanges.
L’inquiétude principale du docteur Oliva -Président de l’association des radiologistes du Québec- portait alors sur la transition : « On souhaite que ça se fasse de façon orchestrée et progressive. Mais là, ça se fait de façon brutale« .

Affaire à suivre

A l’heure où nous rédigeons cet article, les négociations ne sont pas encore finies. Il y a fort à parier qu’elles devraient se poursuivre. Mais quoi qu’il en soit, faites nous confiance pour suivre ce dossier et vous tenir informé.