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L'actu de PRS

Les dauphins au service des sondes échographiques

By 25 juillet 2018No Comments

Josefin Starkhammar, chercheuse en acoustique marine à l’université de Lund en Suède, étudie les ultrasons des dauphins. Le but ? Pouvoir améliorer les sonars et les techniques d’imagerie médicale comme les sondes échographiques. Forcément notre laboratoire spécialisé en réparation de sondes échographiques a voulu en savoir plus sur le sujet.

sondes échographiques

Josefin Starkhammar

Echolocalisation

La chercheuse n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, en 2011, elle est déjà à l’origine d’une autre découverte concernant ces animaux marins. Les dauphins n’envoient pas un faisceau ultrasonore pour se localiser dans l’espace… mais deux ! Le premier faisceau est à haute fréquence et le second à basse fréquence. Les deux faisceaux sont envoyés en même temps et dans deux directions différentes. « L’écholocation des dauphins est beaucoup plus sophistiquée [que celle des chauve-souris ou des oiseaux cavernicoles]… Par conséquent, nous humains, avons beaucoup à apprendre d’eux » précise-t-elle alors.

Une découverte qui en engendre une autre

Mais faire cette découverte sans pour autant dissocier le premier faisceau du second ne sert pas à grand-chose. C’est justement pour cette raison que Josefin Starkhammar et son équipe s’attellent à la tâche depuis. En avril 2018, elle atteint son objectif. Elle publie, dans la foulée, le fruit de ses recherches dans la revue scientifique The Journal Of The Acoustical Society of America.

Améliorer les sondes échographiques

« Les basses et les hautes fréquences sont complémentaires : les premières voyagent plus loin sous l’eau, tandis que les secondes donnent des informations plus précises sur la forme des objets » déclare la chercheuse. Cela offre donc un réel axe d’amélioration des sondes échographiques en faisant « varier la fréquence des ultrasons, de façon transversale« . Les professionnels de santé pourraient alors mieux appréhender certains organes profonds du corps humain dont la perception est encore difficile avec les sondes échographiques actuelles.

Autres applications

D’autres applications sont possibles. D’ailleurs, au-delà de cette application médicale, la chercheuse souhaite aussi que sa découverte serve en géologie. Josefin Starkhammar veut travailler sur un processus non invasif de l’état d’usure des routes. L’objectif serait d’utiliser les ultrasons afin d’échographier la couche profonde du macadam sans pour autant devoir réaliser un prélèvement.